« L'opinion, ça se travaille… », Les médias et les « guerres justes »
EAN13
9782748902198
ISBN
978-2-7489-0219-8
Éditeur
Agone éditeur
Date de publication
Collection
ELEMENTS
Nombre de pages
272
Dimensions
18 x 11 x 1,2 cm
Poids
124 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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« L'opinion, ça se travaille… »

Les médias et les « guerres justes »

Agone éditeur

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« Quand le général Lévy sonne l’alarme, les petits soldats du journalisme sont au garde à vous. Carl Meeus laisse même entendre, non sans fierté, qu’il faisait partie du plan de communication du philosophe : “[Bernard-Henri Lévy] mobilise ses réseaux intellectuels en France et voit Daniel Cohn-Bendit au Flore pour qu’il fasse de même avec ses amis allemands. […] Depuis l’Hôtel Raphaël où il loge, BHL organise une rencontre entre des représentants du CNT, Ali Zeidan et Mansour Saif al-Nasr, et des leaders d’opinion français parmi lesquels André Glucksmann, Harlem Désir, Bernard Kouchner, Pierre Bergé et Laurent Joffrin.” »
Dans Le Point, BHL est présenté comme « l’autre ministre des Affaires étrangères », où le chroniqueur maison voit son arrivée en Libye décrite avec un comique peut-être involontaire : « Il marche en équilibre sur des gravats, console une femme éplorée, interpelle des jeunes garçons… »
Dans Le Figaro Magazine, les échanges profonds entre le président et l'envoyé de la République furent retranscrits à la lettre : « BHL réussit enfin à joindre Sarkozy. Il lui raconte la Libye, le chaos, mais aussi l’espoir et la réunion du CNT. “Ce sont les Massoud libyens, crois-moi. Si tu les reçois, c’est un acte politique majeur », s’enflamme le philosophe – qui ne fut pas le seul à s’enflammer… »
« On a tiré toutes les ­leçons de nos erreurs passées » et « traitement exemplaire » constituent les ­formules sous lesquelles les médias travestissent leur travail en temps de guerre.
Pourtant, d’un conflit à l’autre, dans une ambiance rédactionnelle où dominent les va-t-en-guerre et le simplisme des analyses binaires, le parallélisme des expressions laisse ­songeur. Des raisons humanitaires accompagnent toutes les politiques d’intervention, missile au poing. Et l’absence d’informations fiables n’empêche pas la machine médiatique de tourner à plein régime.
Exemples à l’appui, du Kosovo à la Libye, ce livre rappelle comment les médias ont broyé l’information du public tout au long des vingt-cinq dernières années – et continuent de le faire. Ce qu’il décrit, loin de constituer une ­collection d’exceptions, est devenu la règle ; pas un dérapage, la norme.
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