Et la Prusse cessa d'exister ou Comment la France devint l'ennemi héréditaire de l'Allemagne, 1806-1945
EAN13
9782874022760
ISBN
978-2-87402-276-0
Éditeur
Parole et silence
Date de publication
Collection
MOLS LE CRI HIS
Nombre de pages
328
Dimensions
23,8 x 15,5 x 2,5 cm
Poids
492 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Et la Prusse cessa d'exister ou Comment la France devint l'ennemi héréditaire de l'Allemagne

1806-1945

De

Parole et silence

Mols Le Cri His

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Citons Henri Heine (poète rhénan, juif et antiprussien) : « Napoléon souffla sur la Prusse et la Prusse cessa d'exister. »
Ce livre a l'intention de faire revivre les étranges évènements qui se déroulèrent en Allemagne, puis en Pologne, à compter de l'automne 1806. L'Europe vit sur un mythe : celui de l'invincibilité de l'armée prussienne, celle du Grand Frédéric II. Ce mythe, Napoléon, maniant le plus parfait instrument de guerre dont il disposât jamais, va le briser en quelques jours. Cet effondrement ressemble furieusement à celui de l'armée française de 1940, elle aussi considérée comme la première du monde. Cet effondrement de 1806-1807 fut à l'origine d'une humiliation qui marqua les esprits prussiens au point que la France, jusque-là bien considérée, deviendra « l'ennemi héréditaire » dont parlera encore Hitler cent vingt ans plus tard dans « Mein Kampf ».
L'écrasement de la Prusse vit naître, fort curieusement, un « sentiment national allemand » qui n'existait pas. Écrit, chanté, répandu urbi et orbi par les poètes, les philosophes et les écrivains allemands, ce sentiment nouveau débouchera sur l'enthousiasme de la « guerre de libération » de 1813. Ce fut le début de l'unification de l'Allemagne par la Prusse, processus qui trouva son apothéose en janvier 1871 à Versailles. Cette volonté d'unité allemande se fit sur un nouveau mythe : celui de la France, devenue « ennemi héréditaire ».
Il nous a semblé important d'aller au fond des choses pour tenter de comprendre comment et pourquoi les deux nations qui, jusque-là, s'appréciaient et se respectaient, devinrent, l'une comme l'autre, un « ennemi héréditaire ».
Ce sentiment trop répandu gangrènera les relations franco-allemandes durant un siècle, amènera (avec d'autres causes) trois guerres dont les effets ne se sont pas toujours estompés. Notre vision de l'Allemand et la vision du Français par l'Allemand sont marquées, encore maintenant, par cette guerre étrange de 1806. Pourquoi ? C'est ce que nous allons essayer d'exposer.
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