Conseils de lecture

Un hiver à Wuhan
12,00
par (Libraire)
9 novembre 2020

"Un hiver à Wuhan" est le récit d'une plongée hallucinante, paranoïaque et désespérément drôle dans la chine industrielle contemporaine .
En faisant se rencontrer capitalisme et communisme l'empire du milieu a enfanté d'un monstre.
Cet essai est le témoin fragmentaire de cette hybridation sauvage .


Sous le ciel des hommes

Sabine Wespieser Éditeur

22,00
par (Libraire)
9 novembre 2020

Qui connaît le grand-duché d’Eponne? Ni vous ni moi, mais il rappelle furieusement nos petits paradis fiscaux européens. Bien lové dans ses montagnes et ses traditions, le grand-duché respire la prospérité. Mais si les premières pages du roman plantent un décor (presque) d’opérette, la suite du récit ne laisse aucun doute: on est bien dans le monde d’aujourd’hui! Sous l’apparente cordialité des lieux se cachent tous les maux de notre société: repli sur soi, peur du déclassement et haine de l’étranger. C’est ici, dans les salons feutrés des banques ou dans la discrétion de restaurants cossus que se joue souvent l’avenir d’une usine lointaine ou d’un salarié pas assez malléable. Les migrants sont soumis aux caprices d’une administration tatillonne, leur force de travail est exploitée, leurs économies siphonnées par les vendeurs de sommeil. Le malheur même de leur existence peut être l’objet d’un coup médiatique mercantile. Et pour les autres, ceux qui ont la chance d’être d’ici et d’avoir réussi? c’est l’angoisse de ne pas être assez performant et d’être mis au placard; c’est la tentation de faire porter ses rêves de réussite (mais laquelle?) sur la génération suivante… Bref, c’est bien un système sournois que dénonce Diane Meur, quand l’individu renonce par commodité à réfléchir et que, de maltraité, il devient maltraitant. Pourtant, ici comme ailleurs, vivre est avant tout une affaire de choix. C’est ce que proclame haut et fort un groupe d’amis bien décidé à donner un coup de pied dans la fourmilière. Tout ce petit monde se retrouve à intervalles réguliers pour rédiger un pamphlet intitulé "Remonter le courant, critique de la déraison capitaliste". Et c’est bien là le cœur battant du récit, celui qui porte l’espoir vaille que vaille qu’ «un autre monde est possible», celui de l’amitié, de l’attention bienveillante, du service rendu sans arrière-pensée. Jamais désespérant, "Sous le ciel des hommes" se referme sur une promesse qui sera peut-être tenue: choisir et ne plus subir.


C'est mon arbre
12,50
par (Libraire)
9 novembre 2020

"C'est mon arbre" édité chez Pastel " en 2019 est un album qui met en scène un écureuil qui se pense unique et croit que son arbre n'appartient qu'à lui..
La propriété est un thème crucial chez le jeune enfant qui répète souvent cette phrase "C'est à moi". Olivier Tallec la reprend à son compte et nous livre une histoire à la fois simple et étonnante qui s'interprète avec liberté.
Le ton espiègle et décalé qui domine l'album est résolument savoureux. Un régal!


Un peu beaucoup...
12,50
par (Libraire)
9 novembre 2020

Bis pour Olivier Tallec!

La suite de "C'est mon arbre", qui vient de paraître chez Pastel est du même tenant que le premier: on rit , on s'interroge et on est surprit ! Avec une liberté de ton et un mouvement permanent. On adore!


Je chemine... avec Susan George
12,00
par (Libraire)
9 novembre 2020

Il y a 20 ans, le grand public découvrait Susan George, politologue franco-américaine, co-fondatrice d'Attac. Agée aujourd'hui de 86, elle a accepté de revenir sur sa vie et ses engagements pour cette belle collection d'entretiens proposée par les éditions du Seuil. Issue de la bourgeoisie nord-américaine démocrate, Susan George a grandi dans un quartier bon teint et bénéficié d'une éducation soignée, tous avantages qu'elle ne cache pas. Arrivée en France dans les années 50 pour poursuivre ses études supérieures, elle y trouvera un mari, avec qui elle fonde une famille. Ses engagements politiques des années 70 et 80 avaient déjà apporté une certaine notoriété à Susan George, mais ce petit livre est bien utile pour nous rafraîchir la mémoire. Les lycéens y trouveront, quant à eux, un bel exemple à suivre !